A savoir

La Lopé est l’une des régions archéologiques les plus anciennes d'Afrique centrale, avec des outils de pierre taillée des Âges de la pierre ancienne, moyenne et récente, des outils polis du stade néolithique, des gravures rupestres de l’Âge du fer et d’autres signes d’occupation humaine.

De nombreux restes de villages préhistoriques, objet de recherches scientifiques, sont encore visibles sur les sommets des collines en savane, et sont l’occasion pour les visiteurs de faire un voyage dans le temps. Les fouilles y sont fructueuses et les objets mis à jour, demeurent souvent dans un état de conservation incroyable. 

La Lopé est également un site idéal pour la recherche en forêt et l'observation des grands singes et chimpanzés menée par le SEGC

(Station d’Étude des Gorilles et des Chimpanzés) et l'ANPN (Agence Nationale des Parcs Nationaux)


Rappel historique des recherches archéologiques

Les explorateurs

Nombreux ont tenté leur chance pour venir découvrir le continent Africain. Pour certains, mandatés par leur pays d'origine dans l'espoir d'y découvrir de précieux trésors, pour d'autres, scientifiques et anthropologues, pour confirmer leurs thèses qu'ils avançaient. Ces explorateurs, emplis de savoirs et convictions de l'époque, ont inscrit leurs illustres noms au fronton du patrimoine de l'Humanité par delà de leurs découvertes. Voici quelques uns de leurs récits. 

La pirogue comme moyen de déplacement demandait un grand sens de l'équilibre à tout son équipage pour ne pas chavirer. Encore utilisée de nos jours.
La pirogue comme moyen de déplacement demandait un grand sens de l'équilibre à tout son équipage pour ne pas chavirer. Encore utilisée de nos jours.
Extraits de récits d'explorateurs tirés du livre " Lopé un almanach équatorial " de P. Christy et L. Wilmé
Extraits de récits d'explorateurs tirés du livre " Lopé un almanach équatorial " de P. Christy et L. Wilmé


En 1961 l'aventure commence

Un bref rappel historique nous apprend que c'est à partir de 1961, que la recherche préhistorique va se développer, avec la création de la Société de Préhistoire et Protohistoire Gabonaise (SPPG). Ce groupe de chercheurs va mener de nombreuses fouilles (1961-1967), faire paraître des bulletins et des mémoires originaux, qui sont les fondements de la préhistoire du Gabon.

 

Il faut attendre 1982 pour voir de nouvelles recherches reprendre sur le territoire gabonais avec les équipes universitaires, Paleogab de l'École Normale Supérieure, le Lana de la Faculté des Lettres. Il faut aussi associer à cette recherche le département d'archéologie du CICIBA (Centre International des Civilisations Bantoues) à vocation inter-régionale qui a vu sa création en 1985.

 

Aujourd'hui, dans un espace gabonais où il y a peu de temps encore était admis qu'il n 'y avait aucun passé, s'impose avec certitude la réalité d'un riche patrimoine archéologique.

C'est en 1987 que la recherche préhistorique du Gabon a fêté ses 100 ans.

En effet, l'existence d'un Âge de la pierre et d'une préhistoire, ont été reconnus

au Gabon en 1887. Le programme « Paléogab » de l'École Normale Supérieure

de l'Université nationale Omar Bongo (UOB) a célébré ce centenaire en 1987 en faisant

paraître l'ouvrage « L'art préhistorique gabonais » (Oslisly et Peyrot-1987) avec le concours financier du Rotary Club de Libreville.


Fiche d'identité du Parc National de la Lopé


Situation géographique

Ses coordonnées géographiques ou points GPS sont les suivants :

Latitude - 0° 00’ N et 01° 20’ S

Longitude - 11° 05’ E et 11° 55’ E.

 

Situé en Afrique centrale, au centre du Gabon.

 

Détails de position : à cheval sur les provinces de - l’Ogooué-Ivindo, l’Ogooué-Lolo, le Moyen-Ogooué et la Ngounié

 

Villes les plus proches : Lopé et Booué

 

Gare ferroviaire : Lopé

 

Principaux cours d’eau : L’Ogooué et l’Offoué

Particularités


Végétation : forêts-savanes

Relief : valloné à montagneux  

Date de création : 2002

Superficie : 4970 km2

Altitude maximale : deux sommets

à 960 m d’altitude (Le mont Iboundji

à 972 m dans la zone tampon)

Habitats : forêts humides matures, mixtes et secondaires, forêts à marantacées, forêt galeries, savanes


Les objectifs

Un grand massif forestier, assurément le plus accessible en Afrique équatoriale et également un centre de recherche scientifique reconnu, le parc national de la Lopé mérite bien  le titre de fondateur

du « tourisme technologique » en Afrique.

L’idée consiste à créer un modèle d’écotourisme inédit utilisant les nouvelles technologies pour voir de près une faune habituellement approchée par les scientifiques.

A la Lopé, la technologie sera proposée

à des milliers de visiteurs, intégrée à des méthodes d’interprétation innovantes afin de rendre accessibles les sciences de la nature.

Des investissements permettront d’améliorer les infrastructures, telles que la gare et l’entrée du parc pour la satisfaction des visiteurs. 


Le Mont-Brazza dans la province de la Lopé-Okanda au Gabon
Le Mont-Brazza le plus emblématique des reliefs représentant la province Lopé-Okanda

Le parc en détail


Les écosystèmes de la Lopé

La Lopé est un site unique où des anciens refuges de savanes datant d’au moins 40.000 ans se juxtaposent aux forêts du massif du Chaillu, riches en plantes endémiques. La zone de contact forêt-savane s’est révélée, selon des études scientifiques récentes, avoir joué un rôle-clé dans l’évolution des espèces de la forêt pluviale.

 

La Lopé est un laboratoire vivant et une fenêtre ouverte sur le passé.

 

La mosaïque d’habitats de la Lopé permet une grande diversité d’espèces. Par exemple, 412 espèces d’oiseaux y ont été recensées, dont une petite population de la rare bouscarle géante. La Lopé est un des principaux sites visités par les voyages ornithologiques organisés au Gabon, pour observer notamment l’indicateur à queue en lyre, le martinet de Bates, sept espèces de calaos, l’autour à longue queue et le mythique picatharte (dont seuls 5.000 individus survivraient). 

le picatharte
le picatharte